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Les vaches de Staline

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PascalPaleHardi
3.32
27 Juin 2017
Publié sur
Le roman nous fait naviguer entre allers-retours ininterrompus entre l'Estonie soviétique de l'après seconde guerre mondiale aux années 1980 et les troubles anorexiques d'une jeune finlandaise de mère.....
Jenta3
3.32
10 Avril 2017
Publié sur
Un roman portant sur deux thèmes très intéressants : les troubles alimentaires et la vie d'une expatriée de l'est à l'ouest. Malheureusement je ne suis pas sortie de cette lecture très enchantée. Le s.....
Illwenne
3.32
03 Septembre 2016
Publié sur
Les Vaches de Staline est le premier roman de Sofi Oksanen. Paru en France après Purge, il reprend le même cadre : la vie en Estonie, les rapports compliqués entre les peuples russes et estoniens. Aux...

Avis des lecteurs

 
3/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de Jostein.S
Jostein.S
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Comme dans Purge, le roman Les vaches de Staline a pour toile de fond le joug de la Russie sur l'Estonie. Ici, s'insère la proximité de la Finlande, pays riche qui attire les estoniennes. Sofi Oksanen décrit, avec un grand réalisme, les prostituées russes qui se vendent aux travailleurs finlandais pour une paire de bas. Katariina, jeune ingénieur estonienne rencontre un homme finlandais qui la fera sortir de son pays en l'épousant, non sans mal car les formalités sont décourageantes. Sa fille, Anna, née en Finlande ne peut pas avouer ses origines. C'est une honte pour Katariina. Anna le comprend quand elle retourne au pays avec sa mère. Elles remarquent ces femmes poilues au rouge à lèvres explosif, elle constate la pauvreté et cette hypocrisie générée par l'attrait d'un jean ou d'une paire de baskets que sa mère amène de Finlande. " Et ces poils aux jambes, ces talons durcis et crevassés, ces grains de beauté poilus, ces moustaches, ce rouge à lèvres de la couleur du drapeau, et tout cela sur une seule et même femme." Mais elle y sent ses origines, elle aime certains produits et ne pouvoir en parler à personne l'entraîne dans la spirale de la boulimie. Katariina, aussi, a la nostalgie du pays. D'autant plus que son mari succombe à l'alcool et aux femmes russes. A l'histoire de ces deux femmes, se mêle la vie en Estonie après la seconde guerre mondiale. On y retrouve les hommes des forêts, dans les casemates pour échapper aux rafles, la déportation en Sibérie, les délateurs qui récupèrent les maisons, la crainte permanente puis les kolkhozes. Les années 70, la période de Katariina, dévoilent encore le joug de la Russie et la difficulté de sortir du pays puis l'Indépendance et l'américanisation. L'histoire d'Anna évoque les méfaits des pays capitalistes et la triste réalité des maladies alimentaires. La boulimie amène Anna jusqu'à des extrêmes affolants et j'ai ressenti la détresse de cette jeune femme. Chaque histoire est intéressante mais la symbiose ne se fait pas. L'ensemble m'a paru destructuré et j'ai perçu des répétitions et des lourdeurs. D'ailleurs le roman comprend trois parties. La première fait 474 pages et les deux suivantes font chacune une vingtaine de pages. De ce fait, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages principaux. Dans Purge, c'est la force de caractère des deux femmes et leur confrontation qui font du livre un roman captivant. Ici, si j'ai apprécié le témoignage historique et si j'ai été touchée par le malaise d'Anna, je n'ai pas pu ressentir un sentiment de cohésion ni une profondeur émotionnelle. J'ai lu ce roman sur un manuscrit. Je ne sais pas si il a déjà été relu pour corrections, mais j'ai trouvé plusieurs erreurs de syntaxe, sûrement dues à la traduction. Certaines phrases sont lourdes, avec soit des manques de ponctuation ou des répétitions.
Portrait de Sandrine.V
Sandrine.V
1/5
03 Avril 2015
Publié sur
J'avais bien aimé Purge, aussi me suis-je lancée dans la lecture du premier roman de Sofi Oksanen ; j'aurais dû m'abstenir tant je n'ai pas accroché à cette histoire. Certes, ce roman se lit facilement, les chapitres sont très courts, mais l'histoire est inintéressante au possible, le récit est beaucoup trop haché, brouillon et confus et les personnages sont décrits de manière beaucoup trop superficielle pour les rendre attachants. On passe de la vie d'Anna à celle de Katariina, sans qu'aucune des deux ne soit véritablement entraînante. Je l'avais laissé en stand by à la page 120 et avais intercallé une autre lecture, pensant que peut être ce n'était pas le bon moment mais après une reprise je n'ai pas dépassé la page 146 et ai refermé ce roman avec l'impression que ce roman n'avait été publié en France que pour surfer sur le succès de Purge. Bref, c'est roman qui ne m'a pas intéressée du tout.
Portrait de Sophie.M
Sophie.M
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Beaucoup de longueurs dans un premier roman qui n'est pas inintéressant mais trop dense pour un seul livre. Deux intrigues se croisent et se répondent, celle d'Anna qui est en proie à des troubles alimentaires depuis toujours, et celle de sa mère, une estonienne qui a rencontré un finlandais pendant l'ère soviétique. Une seule de ces intrigues aurait suffit pour faire un livre moins compliqué, plus compréhensible. Non pas qu'on s'y perde réellement, mais lorsque l'on est bien plongé dans l'histoire d'une de ces femmes, on passe à l'autre, pour une dizaine de pages supplémentaires, le temps de perdre un peu l'envie d'y retourner. Je me suis lassé quelque fois, j'ai lâché le livre quelque temps...J'ai trouvé le récit sur Anna plus simple et peut-être plus digne d'intérêt personnellement. En effet, la génération, l'occidentalisation de cette jeune femme et ses relations avec son père, me sont plus proche que son histoire familiale en Estonie, la déportation dans les goulag, Staline... Même si c'étaient des thèmes abordés dans Purge, on est loin de la maîtrise romanesque dont elle a su faire preuve par la suite. Rome ne s'est pas fait en un jour !
Portrait de Yaelle.Z
Yaelle.Z
2/5
03 Avril 2015
Publié sur
J'ai été très déçue, alors que j'avais adoré "Purge". Du récit captivant, romancé de Purge, on passe à une succession de textes qu'on aurait du mal à qualifier de roman. Des textes au manque évident de fluidité qui ne sont lisibles ni ensemble ni séparément. Comme souvent dans les récits autobiographiques, on y sent trop de virulence, trop de passion, les mots sont crachés, explusés, mais comme la colère et les cris éclipsent le sens des propos, comme ils sont plus faibles que le calme et l'assurance, ainsi ce style dessert finalement le roman. Les bons écrivains devraient toujours éviter de raconter des choses trop proches d'eux-mêmes, trop réelles dans leur vie. Alors qu'un écrivain médiocre ne sait qu'écrire sur lui-même, les meilleurs devraient mâcher leur matière, la digérer, s'en servir sans que l'on sache ce qui est biographie et ce qui est romance, la sculpter pour la sublimer et lui faire prendre plus de sens encore. Dommage pour Sofi Oksanen de s'être aventurée sur ce terrain-là, elle qui a un talent indéniable.
Portrait de victoire.n
victoire.n
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
"Les vaches de Staline" est un roman en spirale selon moi. C'est le roman de la désillusion puisque ces vaches grasses sont le produit d'un mensonge, d'un mirage car en réalité ce sont des chèvres maigres errant dans les glaces éternelles de la Sibérie Orientale. Or pour voir ces chèvres, il faut aller en Sibérie. Et pour aller en Sibérie, il faut être ... déporté. Le roman a une structure déconstruite, voulue par l'auteur sans doute, car cette façon de faire du roman hisse une parole en acte et permet au lecteur de mieux comprendre le mal-être d'Anna. J'ai l'impression en lisant ce récit qu'il s'agit de notes d'un psychiatre qui retrace le parcours d'Anna de son histoire familiale à la sienne propre. Les retours en arrière sont nombreux et éclaircissent des réalités douloureuses: la déportation en Sibérie vécue ou ressentie par Sofia et ses soeurs, le stalinisme de l'après guerre, le système de dictature communiste, le traumatisme engendré par la police secrète et les purges (elle en parlera d'ailleurs dans un autre livre) ont raison d' Anna. Sa difficulté de vivre, sa maladie résultent de cette insuffisance de la parole et du silence imposé par une mère, une grand-mère et des voisines pétrifiées par la puissance et l'ombre du pouvoir soviétique. L'oscillation entre deux identités (Estonie/Finlande) ne facilitent pas non plus les choses puisque l'une rejette simultanément l'autre. Je pense que s'il existe une peinture brute où on demande aux patients de décrire leur souffrance, "Les vaches de Staline" par sa structure décousue peut s'apparenter à une écriture de la déconstruction (déjà chère aux surréalistes) mettant en exergue la folie d'Anna. Un roman puissant, et criant de vérité sur un système de dictature bien qu'effectivement un peu moins captivant que "Purge". En fait, je n'ai pas détesté. Voilà! ;-)