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HHhH

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filipito
3.96
12 Juillet 2017
Publié sur
e livre est indéniablement intéressant car l'auteur s'est très bien documenté. On découvre la biographie de cette ordure criminelle d'Heydrich, et sa montée en puissance au sein de l'appareil SS qui .....
Pseudo
3.96
10 Juillet 2017
Publié sur
Très bon roman. Le livre est riche d'anecdotes. Outre le massacre de Lidice, l'attentat de Prague, le personnage sinistre de Heydrich, que je connaissais déjà bien avant, on en apprend largement d'ava.....
saucdol
3.96
01 Juillet 2017
Publié sur
Roman relatant historiquement l'assassinat en 1942 de heydrich bras droit d'himmler avec une réflexion sur l'imagination et ses limites pour un écrivain...
phil
5
Publié sur
Lu d'une traite , hommage magistral rendu à des héros souvent inconnus chez nous . Grosse documentation certes mais l'humanité des personnages l'emporte souvent sur leur seule stature historique .Que du talent et quel respect pour le sacrifice consenti par ces jeunes ;je connaissais leur nom avant de lire ce livre , en le refermant je les connais mieux mais je les ai perdu et ce n'est pas facile.....
vatoulami
0
Publié sur
une écriture trés originale,c'est un livre qui vous prend et ne vous lache plus.Trés documenté,une vision nouvelle de cette période a travers les monstres du nazisme.Que dire si ce que c'est un tres grand livre...
4
Publié sur

Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de Frédéric.G
Frédéric.G
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Les préparatifs de l'attentat contre Heydrich, un dignitaire nazi à l'origine de " la solution finale ". l'auteur raconte son enquête et relate de façon intime ce fait de l'histoire. L'auteur réussit un tour de force en mélant la reconstitution historique tout en faisant un roman. Il s'interroge tout au long du livre en nous faisant partager son travail et ses doutes d'écrivain.
Portrait de Annick.D
Annick.D
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Un roman remarquable sur un authentique fait historique. La trame du livre, c'est l'opération « Anthropoïde ». Nous sommes en 1942, à Prague, durant la seconde guerre mondiale. Deux parachutistes tchécoslovaques sont envoyés, de Londres, pour assassiner Reinhard Heydrich, second d'Himmler, chef de la gestapo, chef des services secrets nazis, protecteur de Bohème Moravie et surtout planificateur de la solution finale, surnommé « le boucher de Prague » ou « l'homme le plus dangereux du IIIème Reich » Tous les personnages de ce livre ont réellement existé et tous les faits relatés sont authentiques. De façon palpitante, nous suivons les préparatifs de l'attentat contre Heydrich et l'attentat lui-même, tout en découvrant la personnalité d’Heydrich. Ce livre n’est, pourtant, ni un livre d’histoire, ni une biographie (bien que l’écriture de l’histoire soit une réussite et que la personnalité et la vie de Heydrich soient parfaitement rendues), HHhH est bel et bien un roman . Laurent Binet, habité pendant des années par l'histoire croisée de ces personnages bien réels et l'énorme documentation qu'il a recueillie, entrecoupe son récit d'interrogations sur les mots qu'il emploie pour restituer ce passé, sa difficulté à "passer" au roman, ses propres réflexions, ses propres aventures. Ce livre est, à la fois, un grand roman, une prouesse et une réussite littéraire. Il vient d’obtenir le Prix Goncourt du premier roman . Quant à son titre énigmatique, il est un acronyme qui signifie Himmlers Hirn heisst Heydrich : le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Une sorte de blague qui courait chez les SS, pour dire que leur vrai patron n’était pas Himmler mais son bras droit, Reinhard Heydrich
Portrait de emmanuel.o
emmanuel.o
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Magnifique roman très richement documenté, très bien écrit sur Heydrich et notamment sur l'attentat contre lui en République Tchèque pendant la 2nde guerre mondiale. Un conseil: ne pas perdre le fil au début, ne pas abandonner trop tot la lecture; plus on avance dans le livre, plus on a envie de continuer. Un très bon livre
Portrait de Sophie.W
Sophie.W
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Laurent Binet s'attaque dans ce roman à la biographie du chef de la Gestapo et des services secrets nazis, planificateur de la solution finale. Cet homme parmi les plus craints du régime finira tué lors de l'opération "Anthropoïde" où deux résistants tchèques finissent par l'assassiner, alors qu'il est comme d'habitude sans protection dans sa voiture. S'ensuivit une vengeance terrible de la part d'Hitler sur les habitants du village natal d'Heydrich. J'ai été captivée à plus d'un titre par cette biographie qui s'interroge sur le rapport entre fiction et réalité, et la façon de restituer les événements sans les trahir. Tout au long du roman, on suit le cheminement du romancier, ses recherches "en pianotant sur internet j'ai découvert l'existence d'un film" et les références à d'autres romans comme "La part de l'autre" d'Erich Emmanuel Schmitt ou à certains auteurs comme Kundera. Malgré un sujet a priori difficile, l'auteur réussit à nous emporter de telle sorte que ce livre peut être lu aussi bien par un profane que par un érudit. Il fait de ce portrait d'un des personnages clé du régime d'Hitler un récit accessible et brillant, à ne pas laisser passer !
Portrait de Tasha.L
Tasha.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Comment raconter l'Histoire par l'intermédiaire d'un roman, surtout quand cette Histoire concerne la Seconde Guerre Mondiale et les exactions nazies ? La réponse à cette question n'est ni évidente ni neutre. Le romancier doit souvent choisir entre fiction et stricte relation des faits : le roman a ses codes, ses techniques narratives, ses points de vue qui peuvent impliquer de faire preuve d'invention, en mettant parfois un peu de côté la réalité historique, pour ne pas tomber dans la thèse savante et absconse. L'historien, au contraire, se doit de s'en tenir aux faits, à leur analyse sans romancer son propos pour éviter de contrevenir à la rigueur de sa matière et de sortir de son rôle. Ce difficile équilibre en jeu dans le roman historique est au coeur du livre de Laurent Binet qui analyse son obsession de relater les faits, de mettre en avant ceux qui ont lutté et qui en sont presque tous morts. A ce titre, "HHhH" s'avère être tout d'abord une réflexion sur la démarche d'écriture, l'histoire d'un romancier qui écrit un roman historique sur "l'Opération Anthropoïd", nom de code donné à un projet fou et héroïque imaginé depuis Londres pour assassiner Heydrich, le "bourreau de Prague, le planificateur de la solution finale. "HHhH" signifie : "Himmlers Hirn heist Heydrich" c'est-à-dire : "le cerveau d'Himmler d'appelle Heydrich"... Deux hommes vont tenter de mettre en oeuvre ce projet incroyable, terriblement dangereux et quasiment irréalisable. Ils sont l'un Tchèque, l'autre Slovaque, et ont pleinement conscience d'avoir très peu de chance de s'en sortir vivants. Cet épisode passionnant de la Seconde Guerre Mondiale nous est racontée avec un talent certain par Laurent Binet, qui réveille les mémoires, bouscule les convictions, fait renaître ces deux héros oubliés de l'Histoire, et montre la lâcheté et le petitesse des décisionnaires européens. Il réintègre ainsi dans l'Histoire et les mémoires Gabcik, résistant thèque au courage exceptionnel et Yan Kubis, le Slovaque tout aussi déterminé et courageux. Entre interrogations d'écrivain et faits historiques, "HHhH" est tout à la fois un roman d'aventures et d'espionnage, une enquête historique, un vivant hommage à la résistance héroïque de ceux à qui l'on doit aujourd'hui la liberté et une réflexion appliquée sur l'art du roman historique. Un ouvrage historiquement marquant et littérairement remarquable.
Portrait de Anne-Laure.C
Anne-Laure.C
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
"Mon histoire est finie et mon livre devrait l'être, mais je découvre qu'il est impossible d'en finir avec une histoire pareille."
Portrait de Jostein.S
Jostein.S
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
HHhH est avant tout une analyse historique. Mais la touche personnelle de Laurent Binet en fait un livre très perspicace. L'auteur intervient par petites touches dans ce récit afin de recadrer et d'expliciter son rôle d'écrivain. Il explique ses sources, compare avec d'autres oeuvres, s'interdit de romancer et quelquefois semble même être présent au milieu de l'action. Les références bibliographiques (J Litell, Vladimir Pozner...) et cinématographiques ( Fritz Lang) sont pertinentes et riches. Sans tomber dans le drame, l'auteur raconte les horreurs de la seconde guerre mondiale, surtout la personnalité de Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo puis Protecteur de la Bohême-Moravie. C'est aussi le récit de l'opération menée par un tchèque et un slovaque sous contrôle de Londres, visant à éliminer Heydrich. Si le récit s'éloigne de son objectif en début de roman, sans toutefois perdre de son intérêt, la fin décrit avec rythme et détails cet attentat puis la recherche frénétique des coupables. Le style est vraiment très personnel, moderne et l'auteur garde un léger humour malgré l'horreur du sujet. " Alors comme ça, les Thchèques n'aiment pas Heydrich? Eh bien on va leur trouver pire! Là, évidemment, un temps de réflexion s'impose, puisque trouver pire qu'Heydrich, c'est difficile." " Il a très vraisemblablement estimé que pédaler en côte avec un SS énervé dans son dos ne serait pas une option payante." HHhH est un premier roman très prometteur car Laurent Binet a vraiment un style très personnel et agréable, une grande richesse littéraire et il montre, ici, qu'il sait traiter un thème délicat avec authenticité et originalité.
Portrait de Corinne.S
Corinne.S
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Installé à Prague, Laurent Binet choisit de nous raconter un évènement qui le touche et le fascine particulièrement : l’assassinat de Heydrich, en 1942, par des résistants thèques et slovaques. Parallèlement à cette histoire, l’auteur s’interroge sur le rôle du romancier face à l’Histoire et sur la narration de faits historiques par le biais du roman.
Portrait de Corinne.S
Corinne.S
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Installé à Prague, Laurent Binet choisit de nous raconter un évènement qui le touche et le fascine particulièrement : l'assassinat de Heydrich, en 1942, par des résistants thèques et slovaques. Parallèlement à cette histoire, l'auteur s'interroge sur le rôle du romancier face à l'Histoire et sur la narration de faits historiques par le biais du roman. C'est un sujet qui peut paraître un peu vain... Le lecteur, qui n'est pas nécessairement un demeuré, se doute bien que lorsqu'il lit : " C'est comme si on avait giflé Himmler en pleine face. Le sang lui monte aux joues et il sent son cerveau gonfler dans sa boîte crânienne ", c'est le romancier qui parle. L'auteur n'était pas face à Himmler à ce moment précis et aucun témoin, même s'il y en avait, n'aurait pu imaginer ce qu'Himmler ressentait. L'entreprise aurait donc pu être vaine. Elle est tout le contraire : passionnante et fascinante de bout en bout. Tout d'abord et comme l'écrivait Pierre Vidal-Naquet : l'histoire a besoin des romanciers. Eux seuls peuvent aller au-delà des faits bruts et, grâce au pouvoir de l'imagination, nous faire ressentir des émotions plus évocatrices que la sécheresse de la phrase historique. Le découpage du livre, composé de courts chapitres, alterne les séquences actuelles et passées avec une grande fluidité. Ensuite, Laurent Binet fait preuve de beaucoup d'humilité en s'interrogeant devant nous sur son interprétation des faits. De malice et d'humour également. Malice car en empoignant directement le problème au collet, il met les éventuels détracteurs de son côté. On se souvient des critiques sévères et des protestations d'historiens s'élevant contre le Jan Karski de Yannick Haenel. Chose impossible dans ce cas : si l'auteur imagine les réactions et les sentiments de ses personnages, ce qui est le propre d'un romancier, il ne donne jamais sa propre vision de l'Histoire. Contrairement à Haenel qui prêtait des pensées particulières à son héros. Humour enfin, car Laurent Binet sait se moquer de la prétention du romancier à s'attaquer à un évènement réel. Exemple : " Ca fait déjà des années que je la fatigue avec mes théories sur le caractère puéril et ridicule de l'invention romanesque, héritage des mes lectures de jeunesse (" la Marquise sortit à cinq heures ", etc.)... ". Et c'est un sacré tour de force de réussir l'alliance de l'Histoire, du souffle romanesque et de l'humour sur un sujet qui ne s'y prête pas forcément.
Portrait de victoire.n
victoire.n
1/5
03 Avril 2015
Publié sur
Sans surprise: c'est un prof qui écrit un roman. Ennuyeux, barbant, prétentieux. Comme quoi parfois vaut mieux ne pas avoir de prix. Un livre décevant. Aucun talent d'écrivain. Un écrivaillon snobinard et pédant.
Portrait de Clara.L
Clara.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Double intérêt de ce passionnant roman. D'abord, l'évènement en soi, avec le récit, entrecoupé, presque " feuilleté " de l'opération Anthropoïde. Deux hommes sont parachutés depuis Londres dans le protectorat de Bohême - Moravie. Leur objectif : assassiner Reinhard Heydrich, " la bête blonde ", " le boucher de Prague ", le terrifiant planificateur de la " solution finale ". Toutes les composantes sont là pour faire un bon roman : l'amitié, la haine, la peur, la trahison. On suit ce fil en haletant, même si l'issue fatale est connue d'avance. On croise différents épisodes de la guerre : le massacre de Babi-Yar, la destruction du village de Lidice, le match de foot FC Start - Luftwaffe, la conférence de Wansee, le déboulonnement de la statue de Mendelssohn du toit de l'opéra de Prague. Ensuite, le romanesque et le vraisemblable. L'auteur, au fil de chapitres très courts, entremêle le roman historique et ses propres réflexions. Qu'est-ce qui est crédible ? Qu'a-t-on le droit d'inventer ? Jusqu'où peut-on connaître l'intimité de " ses " personnages ? " J'ai eu vent d'une histoire extraordinaire qui s'est déroulée à Kiev pendant la guerre. Elle a lieu à l'été 42, et ne concerne aucun des acteurs d' " Anthropoïde " ; elle n'a donc pas sa place, a priori, dans mon roman. Mais c'est un des grands avantages du genre que la liberté presque illimitée qu'il confère au raconteur ". Aspect qui fait l'originalité fondamentale de la démarche de Binet, lequel ne se contente pas de raconter, mais s'interroge constamment sur ce que c'est que raconter l'Histoire. " Il faut bien reconnaître que, d'un point de vue littéraire, Heydrich est un beau personnage ". L'auteur, qui a fait son service militaire en Tchécoslovaquie, aime manifestement Prague, qui est, en soi, presque un personnage de ce récit ... et ça donnerait presque envie d'y retourner. http://le-mange-livres.blogspot.com/
Portrait de THIERRY.C
THIERRY.C
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Ce livre a obtenu le Prix Goncourt du premier roman et le prix du livre de poche. Une chose est sûre: Laurent Binet, astucieusement, sait nous raconter une histoire. "Au début, ça m'avait semblé un histoire simple à raconter. Deux hommes doivent en tuer un troisième." Cette histoire c'est celle de deux parachutistes résistants tchèques qui vont, en 1942, commettre un attentat à Prague contre Heydrich, planificateur de la solution finale et bras droit de Hitler. Tous les personnages de ce livre ont existé. Mais est-ce vraiment un roman comme annoncé sur la couverture? "HHhH" signifiait chez les SS: "Le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich." ("Himmlers Hirn heiβt Heydrich" en allemand). Après le très, très, très (trop?) discuté, "Jan Karski" de Yannick Haenel (prix Interallié et prix FNAC 2010) qui raconte l'histoire de Jan Karski, résistant polonais chargé par la résistance du ghetto de Varsovie d'alerter les pays alliés des massacres des juifs, voici donc "HHhH". Deux jeunes auteurs. Deux histoires "vraies"... romancées. Deux procédés romanesques très différents pour raconter l'histoire de l'Histoire. J'apprécie beaucoup le style limpide, de Yannick Haenel et je me range du côté de ceux qui ont défendu son "entreprise romanesque" de prise de l'histoire à son compte... à notre compte. Laurent Binet est très (plus?) malin. Il raconte son histoire, "en direct live". Avec ses bafouillages, ses bégaiements, ses mensonges, ses ratures. Il nous raconte son histoire comme on la lit. Il écrit au fur et à mesure qu'on lit. Je vais citer quelques extraits significatifs de "la technique Laurent Binet". "Les fantômes, il faut s'en occuper, et cela demande beaucoup de soin mais cela, je le savais. En revanche, j'ignorais, et j'aurais dû m'en douter pourtant, qu'un fantôme n'aspire qu'à une seule chose: revivre." Et Laurent Binet sait très bien faire revivre les fantômes de l'Histoire. Le jeune auteur fait référence à Flaubert qui à propos de son Salammbô écrivait : "C'est l'Histoire, je le sais bien, mais si un roman est aussi embêtant qu'un bouquin scientifique..." Et Laurent Binet n'est surtout pas embêtant. "Je dis qu'inventer un personnage pour comprendre des faits d'histoire, c'est comme maquiller les preuves." Et puis, avec modestie et humilité face à "ses" héros de la résistance, "C'est un combat perdu d'avance. Je ne peux pas raconter cette histoire telle qu'elle devrait être." Un autre exemple. La dernière scène qui relate la tragique fin des résistants tchèques, en réalité, dure 8 heures. "Il est midi, il a fallu près de huit heures aux huit cents SS pour venir à bout de sept hommes." L'auteur mettra 18 jours pour écrire cet assaut fatal. (les étapes de l'écriture sont datées du jour: du 1er au 18 juin 2008) Et on y croit. On écoute jusqu'au bout. Malgré le suspens inexistant. Son "truc stylistique" marche. Alors on marche avec lui dans la divine Prague, au côté de héros magnifiques et d'ignobles nazis. Ce livre a aussi le mérite, comme celui de Yannick Haenel, de nous rafraîchir la mémoire, si besoin, sur cette barbarie humaine qu'était le nazisme. Où se trouve la vérité ? Le mensonge ? Le suspens se situe peut-être là. Caché derrière ces deux questions. En tout cas, Laurent Binet sait raconter les histoires. C'est déjà beaucoup... pour un livre...