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Chevalier

Michel Chevalier

Né à Limoges en 1806, Michel Chevalier entre à l'École Polytechnique en 1823. Deux ans plus tard, il en sort major de sa promotion. Ingénieur des Mines, il n'exerce son métier que quelques années dans le Nord. Car il décide de se consacrer à la propagande des idées saint-simoniennes, qui éclosent principalement parmi les polytechniciens entre 1825 et 1832. En 1830, il est rédacteur en chef du journal Le Globe, organe de ce courant de pensée. Remarqué pour ses qualités d'observateur et de penseur, Michel Chevalier est envoyé en mission aux États-Unis, en 1831. Si Tocqueville, né en 1805, fait lui aussi le voyage en cette même année, il s'intéresse à la démocratie et au système politique. Chevalier, lui, revient avec des considérations sur l'industrie, l'organisation du travail et le développement économique américains. Il rapporte les Lettres d'Amérique qui lui valent un grand succès et une reconnaissance. En 1841, il est nommé à la chaire d'économie politique du Collège de France. En 1848, il s'écarte définitivement du socialisme. Chevalier n'a jamais été un saint-simonien utopiste ; et il marque son opposition aux idées politiques de Louis Blanc. Il prône un pouvoir politique fort encadrant le libre échange. Sous Napoléon III, il est conseiller d'État, puis sénateur. En 1860, il établit les traités de commerce avec la Grande-Bretagne, dans le but d'établir la paix. En 1870, il sera le seul sénateur à voter contre la guerre. Michel Chevalier produit un grand nombre de rapports et d'études économiques sous le Second Empire : il est le premier à prôner et étudier sérieusement le percement de l'isthme de Panama. Il meurt en 1879.  En 2006, les éditions Mille et une nuits publient son ouvrage Système de la Méditerranée, qu'il avait rédigé pour Le Globe en 1832.
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