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08 Juillet 2020

Quatre choses que vous ne saviez peut-être pas sur Woody Allen

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Soixante ans de carrière cinématographique et plus de cinquante films... Véritable icône du cinéma, Woody Allen revient sur les moments clés de sa vie dans son autobiographie intitulée "Soit dit en passant" publiée aux éditions Stock.

Voici quatre choses que vous ne saviez peut-être pas sur Woody Allen et que l'on peut découvrir dans " Soit dit en passant".

"Tel Holden Caulfied dans L’Attrape-coeurs, je n’ai pas l’intention de me lancer dans le « genre de conneries à la David Copperfield », même si dans mon cas vous trouverez peut-être intéressant d’apprendre deux ou trois trucs sur mes parents."

C'est sur cette première phrase au ton ironique que le cinéaste ouvre son autobiographie. Au fil des pages, on retrouve le rythme rapide et la désopilance qui caractèrise ses oeuvres.

1.Adolescent, il préférait les histoires de gangters que racontait son père aux oeuvres classiques

"Ma bibliothèque ne comprenait que des bandes dessinées, ma seule lecture jusqu’à la fin de l’adolescence. Mes héros n’étaient ni Julien Sorel, ni Raskolnikov, ni même les culs-terreux du comté faulknérien de Yoknapatawpha, mais plutôt Batman, Superman, Flash, Namor le Prince des Mers, et Hawkman. Sans oublier Donald, Bugs Bunny et Archie. Mes amis, vous êtes en train de lire l’autobiographie d’un misanthrope illettré et fan de gangsters, en prime. Un solitaire sans culture qui passait son temps assis devant un miroir à trois faces pour s’entraîner à escamoter l’as de pique d’un jeu de cartes, sans qu’on s’en rende compte sous aucun angle, afin de rafler la mise."(p:17)

2.Il ne se considère pas comme un " intellectuel"

"Soit dit en passant, je suis étonné qu’on me décrive souvent comme un « intellectuel ». C’est une idée aussi fausse que le Loch Ness tant je n’ai assurément pas le moindre neurone intellectuel dans le cerveau. Illettré et peu soucieux d’érudition, j’ai grandi comme un prototype de limaçon planté devant la télévision, canette de bière à la main, match de foot à plein volume, la page centrale de Playboy punaisée au mur, un barbare arborant la veste en tweed à coudières d’un professeur d’Oxford. Je n’ai aucune idée de génie, aucune pensée sublime, aucune compréhension des poèmes qui ne commencent pas par « Les roses sont rouges, les violettes sont bleues ». Je possède en revanche une paire de lunettes à monture noire, et je suppose que ce sont elles, en plus d’un certain don pour m’approprier des citations tirées de sources savantes trop profondes pour que je les comprenne, mais utilisables néanmoins dans mon travail pour créer l’illusion d’en savoir plus que je n’en sais, qui maintiennent à flot la barque de ce conte de fées." (p:25)

3.Il début sur scène à 14 ans avec des tours de magie avec sa soeur comme complice

"J’avais quatorze ans quand cela arriva enfin, et voici comment : mon début sur scène eut lieu dans un club local ; un type sympathique, Abe Stern, m’engagea sans audition par pure générosité, m’offrant 2 dollars, ce qui, étant donné son budget, était sans doute un cachet respectable. Je me livrai sans conviction à quelques tours de magie en utilisant ma sœur comme faire-valoir. Elle devait s’asseoir dans le public et s’écrier : « Je l’ai vu mettre l’œuf sous son bras ! », et bien sûr j’avais fait semblant de le cacher là."(p:62)

4. Il aurait pu devenir joueur de base-ball professionnel 

"C’est une autre de ces idées fausses qui circulent à mon sujet, en plus d’être considéré comme un intello. Les gens croient, parce que je ne suis pas très grand et que je porte des lunettes, que je n’aurais jamais pu être un sportif accompli. Mais ils se trompent. J’ai été champion de course à pied, très bon joueur de base-ball, avec même l’idée d’en faire une carrière que je n’ai abandonnée qu’en devenant auteur de gags." (p:64)

Laetitia Joubert.

 

 

 

 

 

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